Il était une fois Vik Machine au Retro Synth Fury 4

Il y a certaines choses qu’on traîne à faire… parce qu’on a pas le temps, parce qu’il pleut, parce qu’on a toujours des bonnes raisons, en somme. Pour écrire sur le RSF 4, j’ai tardé, un peu. Mais comme depuis quelques jours mon café est meilleur réchauffé, je me suis dit que peut être il en serait de même pour mes souvenirs.

 

Car cette soirée a été mémorable!

 

Mieux qu’un concert, un moment où on s’est senti vivre

 

La Synth Squad a en effet passé un excellent moment au Batofar, en compagnie de Drive Radio et de Synthspiria.

 

Absolute Valentine nous a permis de stimuler l’énergie, la vague, qui vit en chacun de nous. On a entendu ses plus grands fans crier son nom avec passion. Il a régalé le public avec ses titres les plus connus, entrecoupés de certaines exclusivités… Et c’est ainsi que Pete et Chris sont partis en zone de combat.  

 

Pyramid a su adroitement mêler ses influences nineties à la puissance du synthé. Les puristes de la scène synthwave ont parus un peu surpris, et pourtant… On l’a souvent dit lors de nos chroniques, et les artistes que l’on rencontre le confirment : définir la synthwave est de plus en plus délicat. D’ailleurs, de mon humble point de vue, ce n’est pas vraiment un “genre” musical, mais un moyen, un vecteur pour exprimer des univers, qui se répondent, parfois.

 

Waveshaper nous a plongé dans un univers à la fois rebondissant et planant dans ses montées longues, et quelquefois vertigineuses. L’ensemble est enthousiaste, vivifiant, grâce à ses pics aigus, joyeux. Il est facile de s’imaginer immergé dans un jeu vidéo avec lui, notamment en concert. Il a été rejoint, à la fin par une espèce d’hybride entre le kangourou et la sauterelle. Cette étrange animal, ce fut Robert Parker.

 

Arrivé aux platines, sa force n’a pas faiblie. Il nous a déchaîné d’accords à la fois englobants, sensuels et incroyablement dynamiques. Une sorte de version musicale et  romantique de la tempête, avec notes lancées comme des vagues projetées, et en même temps un reflux où le corps se laissait aller à onduler. Robby ne nous a pas déçu, puisque son show a duré presque 2h! Palmito, qui devait reprendre avec un set Drive Radio, n’a pas cessé de le relancer, et SuperParker a toujours accepté, pour notre plus grand plaisir.

 

Après le DJ set, où on a pu se trémousser encore un peu, notre trio a quitté le Batofar des puces excitées dans les jambes, et des néons étoilés dans les yeux.

Un concert, c’est aussi des gens : galerie de portraits

Cette fois-ci, plus qu’à d’autres occasions, certaines rencontres, ont revêtu un aspect plutôt exceptionnel. Simples visions, ou réelles discussions, ces personnalités m’ont donné l’envie d’un petit hommage.

 

Mes premières rencontres ont eu lieu aux toilettes. J’y ai vu trois personnes aussi diverses qu’attendrissantes. Tout d’abord, merci à J., pour sa gorgée de bière, son humour, et même pour ses compliments. La solidarité féminine, face à l’envie pressante, passe parfois par ces gentilles attentions. J’ai été heureuse de lui rendre la pareille, quelques minutes plus tard, sur le pont.

 

Toujours au même endroit, un individu a commencé à interroger les gens, avec un peu de malice dans le regard :

“Vous saviez ce que vous veniez écouter ce soir ?”

-Bien sur, eh, c’est écrit sur mon T-shirt!”

Et c’est comme ça que Ben a découvert The Synth Squad. On a donc bu un verre avec ce passionné de musique électro depuis 25 ans, et son ami, Ju, qui s’est avéré un danseur expansif !

 

A la fin du concert, notre trio s’est retrouvé en loge. Les muscles un peu tirés par la danse, et le sourire jusqu’aux oreilles, nous avons pu échanger quelques mots avec Nicolas de Synthspiria, et avec Demo Shaï, grande gagnante du concours.

 

C’est fini pour les rencontres. Passons aux instantanés, images polaroids volées .

Deux jeunes femmes m’ont marquées. Gloire à la femme en justaucorps à rayures bleues et blanches. Je t’admire pour cette audace. Je fais fi de ces manants qui ont parlé de “maillot de bain”, et garderai la référence éclatante au tenues de “GymTonic” des années 80!

 

J’ai envié, et me suis même égarée dans la danse chaloupée d’un petit short rose fluo, entouré de bas résilles assortis. Elle a rendu à la musique toute sa virtuosité, même avec des talons !

 

Un homme m’a amusé, sorte de synesthésie surprenante. Tandis que je dansais, un géant impressionnant s’est avancé vers le bar. Il portait blouson noir, t-shirt noir, et semblait, dans mes souvenirs, accompagné un peu partout des clous du métalleux. Je m’attendais donc à fleurer, dans son sillage, quelque chose de la force des Huns, une odeur forte, naturelle. Mais a contrario, j’ai senti… le Minidoux. Alors tout mon petit coeur de Viking s’est ouvert, dans un élan ému…

 

Merci à toi qui a eu la patience de lire cet article jusqu’au bout. J’ai tenté d’y mettre un peu (beaucoup sans doute) de moi. La musique, les concerts, c’est un peu différent à mes yeux de l’écoute seule avec son casque. Si on ferme les yeux, l’évasion est la même… Mais c’est aussi l’occasion d’un moment humain un peu unique !

 

Vik Machine 25/08/17

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