Retour de Vik Machine sur le concert d’Elevn, M.A.D.E.S. et Daniel Deluxe au Gibus

A la Squad, on a peur de rien ! et pourtant… Dans la vidéo par laquelle a commencé le set de Elevn, j’avoue que je me suis cachée derrière le poteau… le “Don’t be afraid, be VERY afraid” …. m’a beaucoup effrayé!

Ces deux agités (du bocal ?) se sont déchaînés sur scène, et c’était extraordinaire. Un binôme très dynamique, et équilibré. Quand l’un s’éclatait les doigts sur sa basse, l’autre se tordait les bras sur sa table de mixage. Elevn est l’alliance prodigieuse de la synthwave et du métal, avec des montées langoureuses et lentes, qui explosent en montées vertigineuses au clavier et à la basse.

Les deux pieds tout agités, le sourire aux oreilles, et pleine d’admiration, l’idée m’est venue que ce genre de moments sont proches de la passion amoureuse, où la tendresse préliminaire laisse peu à peu place à des coups pleins de fugue. D’ailleurs les provocations des deux artistes confirmaient parfois ce rapprochement, peut être audacieux.

Je me suis d’ailleurs dit que cette interprétation expliquait peut être le nombre de femmes enflammées à l’avant scène…

Après tant d’émotions,  petit tour au fumoir. Que de rires d’ailleurs ! Entre la barre de pooldance tordue (quand ? par qui ?), et notre nostalgique écoute du houblon au trou de la canette de bière, nous nous sommes peut être fait un peu remarquer…

Puis ce fut le tour de MADES, d’agiter le Gibus. Pour l’occasion, les organisateurs ont sortis leurs lasers, et il faut avouer que ça a donné une ambiance futuriste assez dingue. Chris et ses omoplates ravageuses ont pu s’exprimer, avec les rythmes fous du clavier. J’ai eu la sensation d’une rythmique très cadencée, en quatre temps. A tel point que certaines ruptures me donnaient l’impression d’un combat de boxe !

L’ensemble du set, bien que très puissant, avait un aspect onirique, où l’on se projetait facilement.

Une bière pour les Huns, un jus de pomme pour la Vik, et nous revoilà sur la piste, avec Daniel Deluxe.

Avant même de réellement percevoir sa musique, j’ai été frappée par sa bouille. Pour qui n’a jamais vu D.D., sachez-le, c’est un très bel homme. Et il le sait. ça en fait un homme de scène vivant, agité, qui sait motiver ses troupes.

Pour ce qui est de son talent, quelle force ! On retrouve des sons suraigus, et saccadés, et nombreux. L’effet de surimpression est pourtant maîtrisé, jamais discordant. La violence de la Dark est là. Les basses font mal, elles claquent, les cymbales sonnent comme des verres brisés.

A certains moments, les synthés ont saturé, pour donner créer un effet métallique. Le jeu de vidéos a aussi essayé de toucher tous les classiques de la scène synthwave, les vaisseaux spatiaux, les mangas, voire même un voyage proche de ceux que l’on imagine dans un corps humain, bleu et rouge, alors que les sons se rapprochaient de celui du cœur qui bat.

On a pu voir du coup à quel point les cœurs qui battent dans les oreilles peuvent émouvoir les corps qui se battent sur la piste. Le public est beau quand il redevient animal. La fin du set a été marquée par le son d’un moteur qui s’amplifie, puis qui s’éternise. Cela a un peu déçu les fans, qui espéraient un rappel.

Mais Chris, Pete et moi, on se frottait déjà les mains : on a avait hâte de commencer notre interview ! Mais nous avons du avant toute chose retrouver la veste de Daniel, qui risquait de sortir en T-shirt. Mon côté mère-poule-de-la-synthwave m’a alors fait m’écrier : « Daniel, you meuste poute a pullovaire !!! », dont se sont bien moqués mes deux acolytes… et moi avec!

Le gentil videur, qui aurait pu inquiéter avec sa grosse voix, nous a finalement éjectés avec le sourire dans le froid de la nuit parisienne.

Et c’est après une entrevue toute enjouée que s’est terminée notre soirée au Gibus !

Vik Machine le 26/09/17

 

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